Les Préfets, toujours plus de pouvoirs.
Décrets de juillet 2025, enquête de l’Humanité : la CGT-Intérieur décrypte comment les préfets renforcent leur pouvoir sur la police et les préfectures.
Décrets de juillet 2025, enquête de l’Humanité : la CGT-Intérieur décrypte comment les préfets renforcent leur pouvoir sur la police et les préfectures.
Souffrance au travail à la DRHFS : après des mois d’alertes, la CGT Intérieur a fait reconnaître la situation comme risque psychosocial (RPS) le 22 juin 2026.
À la préfecture de la Haute-Loire, le dialogue social est bloqué, la gestion RH se fait dans l’ombre et la souffrance au travail s’installe. La CGT Intérieur 43 le dit sans détour : on ne peut pas exiger des agents des règles qu’on ne s’applique pas à soi-même.
La mort de Lyhanna révèle des défaillances structurelles documentées depuis des années : enquêtes insuffisantes, brigades saturées, alertes ignorées. CGT-Intérieur exige des moyens, pas des annonces.
Les agents continuent d’utiliser leurs véhicules personnels pour assurer les missions de service.
Une revalorisation temporaire des indemnités kilométriques entre en vigueur du 1er juin au 31 décembre 2026.
Carburant, entretien, assurance : les frais réels continuent pourtant de peser lourdement sur les collègues.
Derrière les « 125 mesures » affichées, la réforme de la police judiciaire évite l’essentiel. Elle empile des dispositifs techniques sans répondre aux causes réelles de la crise : manque de moyens, perte d’attractivité et affaiblissement de l’indépendance de l’enquête. À rebours de cette logique, la CGT-Intérieur propose de reconstruire une police judiciaire spécialisée, reconnue et pleinement au service de la justice.
Le gouvernement ne cherche pas à harmoniser les droits, mais à les réduire.
Avec ce décret ASA, des droits concrets disparaissent, d’autres deviennent conditionnels.
Dans la police comme dans les préfectures, cela signifie une chose simple : moins de droits, plus de contraintes.
La CGT a révélé des faits graves d’utilisation de moyens publics à des fins personnelles en préfecture de Haute-Loire et a saisi la justice.
Depuis, aucune remise en cause réelle, mais un dialogue social désormais bloqué.
Une situation inacceptable pour les agents comme pour le service public.
Des inégalités qui persistent dans tous les services, Des violences sexistes et sexuelles encore trop présentes, Des conditions de travail qui pèsent plus lourd sur les femmes
Présenté comme une harmonisation des autorisations spéciales d’absence (ASA) familiales et parentales, le projet de décret examiné le 19 février 2026 pourrait en réalité organiser un plafonnement des droits existants. Pour la CGT, un texte de sécurisation ne peut devenir un instrument de régression : les droits doivent être opposables, protecteurs et renforcés, notamment au ministère de l’Intérieur.