Pendant plusieurs mois, la CGT Intérieur a accompagné un agent confronté à une situation de souffrance au travail à la DRHFS. Le 22 juin 2026, après des alertes restées sans réponse, cette situation a enfin été reconnue comme relevant des risques psychosociaux. Récit d’un dossier qui en dit long sur la manière dont l’administration traite la souffrance de ses agents — et sur ce que change la présence d’un syndicat.
Un accompagnement de plusieurs mois
Pendant plusieurs mois, la CGT Intérieur a accompagné un agent confronté à une situation de souffrance au travail au sein de la direction des ressources humaines et des finances de la sécurité (DRHFS). Tout au long de ce dossier, la CGT est restée pleinement partie prenante : à l’écoute de l’agent, présente à chaque étape, attentive à la fois à la personne et aux faits.
Des alertes restées sans réponse
Le problème n’était pas l’absence de signalement. Il était l’absence de réponse. Malgré les nombreuses alertes adressées à la hiérarchie, à la sous-direction et à la médecine de prévention, aucune réponse adaptée n’a été apportée pendant des mois. La souffrance était documentée, signalée, portée à la connaissance des responsables. Elle est restée sans suite.
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Une reconnaissance arrachée par l’escalade
Il aura fallu saisir la plateforme Signal-Discri pour que les choses bougent. À l’issue de l’examen mené par cette plateforme, le 22 juin 2026, la situation a été qualifiée comme relevant d’une problématique de risques psychosociaux (RPS). Les éléments recueillis ont été transmis à la DRHFS, désormais compétente pour assurer la prise en charge de la situation.
C’est une étape importante. Mais pour la CGT, au regard des alertes formulées depuis plusieurs mois, ces mesures auraient pu — et auraient dû — être envisagées bien plus tôt.
Aucun agent ne devrait avoir à attendre la saisine d’une plateforme relevant de l’IGPN pour être enfin entendu.
Ce que ce dossier révèle
Ce dossier n’est pas un cas isolé : il est un symptôme. Quand les alertes ordinaires — celles de l’agent, du collectif de travail, des représentants du personnel, de la médecine de prévention — ne suffisent plus à déclencher une réaction, c’est le fonctionnement même de la chaîne de prévention qui est en cause.
La reconnaissance obtenue le 22 juin n’est pas une fin. La prise en charge effective reste à venir, et la CGT y restera vigilante. Nous continuerons à accompagner l’agent jusqu’à ce que la situation soit réellement traitée, et nous demanderons que les enseignements de ce dossier soient tirés, pour que d’autres n’aient pas à parcourir le même chemin.
Il protège les dysfonctionnements.
Un syndicat ne se résume pas à des déclarations
Un syndicat, ce n’est pas une suite de communiqués. Il écoute. Il accompagne. Il alerte. Il rassemble les faits. Il défend. Ce dossier en est la démonstration. Face au silence, la CGT Intérieur n’a rien lâché — et ne lâchera rien.
Pourquoi rejoindre la CGT Intérieur ?
Parce qu’aucun agent ne devrait rester seul face aux difficultés.
- Pour être défendu et accompagné à chaque étape de vos démarches.
- Pour faire entendre votre voix et porter vos revendications.
- Pour bénéficier d’un soutien juridique et professionnel.
- Pour agir collectivement et ne jamais rester seul face aux difficultés.
- Pour un syndicat indépendant, combatif et au service de tous les personnels.
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