La CGT-Intérieur a pris connaissance des recommandations qui préconiseraient d’accorder la gratuité des musées aux policières, policiers et gendarmes à condition qu’ils portent leur arme de service.
Un droit social ne se négocie pas contre une posture opérationnelle.
Entrer gratuitement parce que l’on est armé et susceptible d’intervenir revient, en réalité, à se trouver en situation de travail.
Porter son arme hors service n’est jamais neutre. Cela engage la responsabilité de l’agent et peut l’exposer à intervenir immédiatement.
La gratuité conditionnée au port de l’arme transforme un temps personnel en reprise de service, avec toutes les implications juridiques et professionnelles que cela comporte.
On nous expliquera qu’il s’agit d’un choix individuel.
Non armé : entrée payante
Il s’agit d’une incitation à maintenir une posture professionnelle sur son temps personnel.
Le statut des policiers impose, en toute circonstance, de porter assistance et d’intervenir face à un crime ou un délit. Ils demeurent dépositaires de l’autorité publique, soumis à des obligations déontologiques, disciplinaires et pénales.
Créer une différence de traitement entre agents soumis aux mêmes obligations est injustifiable.
Dans quelles conditions la sécurité des lieux recevant du public doit-elle être assurée ?
- Soit elle est assurée en totalité par la Police nationale — et les moyens doivent être donnés, notamment en effectifs ;
- Soit elle relève des opérateurs concernés, comme pour les transports de fonds, la sûreté aéroportuaire, les sites sensibles ou les transports ferroviaires.
- La gratuité doit être accordée sans condition ;
- Le temps de repos doit rester distinct du service ;
- Les missions de sécurité doivent être organisées et dotées des moyens correspondants ;
- La chaîne de commandement doit être clairement définie.
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La CGT-Intérieur défend les droits des agentes et agents.
Pas des dispositifs ambigus qui étendent les obligations sous couvert de reconnaissance.
Montreuil, 20 février 2026
