INTERVIEW CGT-POLICE: LE TRAUMA VICARIANT UN MAL POLICIER MAL CONNU
Le trauma vicariant n’est pas une fragilité individuelle. Il est le produit direct des conditions d’exercice du métier policier, de l’exposition répétée à la violence et du déni institutionnel qui entoure encore les souffrances psychiques au travail.
INTERVIEW CGT-POLICE — Le trauma vicariant, un mal policier mal connu
Exposition répétée à la violence, charge émotionnelle permanente, confrontation quotidienne à la détresse humaine : les métiers de la police et plus largement de l’Intérieur exposent les personnels à des risques multiples, souvent réduits à leur seule dimension physique. Pourtant, une autre réalité traverse silencieusement les services : celle des atteintes psychiques liées à la nature même des missions.
Le métier particulier des intervenants issus des forces de l’ordre est particulièrement touché par les risques physiques liés aux conditions d’actions (blessures, accidents, etc.). Ils sont en parallèle concernés par des maladies spécifiques impactant l’affect et liées à la nature même des missions qui leur sont propres (chocs psychologiques, violence extrême…) : c’est le cas du traumatisme dit « vicariant ».
Comprendre le trauma vicariant
Le trauma vicariant désigne une atteinte psychique qui ne résulte pas nécessairement d’un événement violent vécu directement, mais d’une exposition répétée à la souffrance d’autrui, aux récits de violences, aux scènes traumatiques et à leurs conséquences humaines. Il s’installe dans le temps, de manière progressive, souvent sans être identifié.
Une souffrance professionnelle trop souvent niée
Les atteintes psychiques liées au travail restent largement invisibilisées. Elles sont encore trop souvent renvoyées à des fragilités individuelles, alors qu’elles constituent le produit direct des conditions d’exercice du métier.
Un enjeu syndical et politique
Pour la CGT-Police, la reconnaissance du trauma vicariant est une question de santé au travail, de dignité et de responsabilité collective.