Une justice instrumentalisée par le capital
Les puissances d’argent ont trouvé une arme plus insidieuse que la violence : l’instrumentalisation de la justice républicaine. Quand une multinationale attaque en justice la responsable d’une organisation qui lutte pour les droits des travailleurs, ce n’est pas de la défense de l’honneur. C’est de l’acharnement judiciaire au service de la censure patronale.
Sophie Binet dénonce publiquement des grands patrons qui menacent de délocaliser pour échapper à l’impôt. Résultat : mise en examen pour injure publique.
Sophie Binet soutient Ouria Belaziz, militante CGT de Tefal sanctionnée pour avoir alerté sur la présence de PFAS — polluants éternels reconnus cancérigènes — dans des poêles vendues à des millions de Français. Résultat : mise en examen pour diffamation.
Ouria Belaziz : une militante sacrifiée pour la vérité
Ouria Belaziz n’a fait que son rôle de représentante syndicale : alerter sur un danger sanitaire réel. Les PFAS, ces polluants éternels présents dans les revêtements antiadhésifs, sont reconnus comme cancérigènes par de nombreuses études scientifiques. Elle a payé cette alerte de sa situation professionnelle. Elle la paye aujourd’hui devant les tribunaux.
La CGT-Intérieur dit : ça suffit
La CGT-Intérieur apporte son soutien total et sans réserve à Ouria Belaziz et à Sophie Binet. Elle exige l’abandon immédiat de toutes les poursuites et appelle le gouvernement et les parlementaires à légiférer sans délai pour mettre fin aux procédures-bâillons qui étranglent la liberté syndicale.
La justice républicaine que nous servons chaque jour mérite mieux que d’être convoquée au service des intérêts particuliers du capital.
La liberté syndicale a été conquise par la lutte !
Nous sommes prêts à la défendre — on ne nous fera pas taire.
