Un ministère qui s’épuise, des agents qui tiennent encore
Salaires gelés ou quasi, déroulements de carrière bloqués, organisation du travail sous tension permanente, réforme des retraites maintenue, attaques sur l’assurance chômage et la protection sociale : l’austérité n’est pas un concept, c’est notre quotidien.
Dans les préfectures, les services de police, les SGAMI, l’administration centrale, les services numériques, logistiques, techniques, dans tous les métiers du ministère, les mêmes constats remontent :
- une charge de travail qui explose sans renforts à la hauteur ;
- une perte de pouvoir d’achat historique, malgré quelques mesures ponctuelles ;
- des réformes imposées d’en haut, sans écoute du terrain ;
- un service public qui tient grâce aux agents, pas grâce au budget.
Policiers : il est temps de dire la vérité sur nos retraites
Depuis des années, on répète aux policiers que leurs spécificités sont “prises en compte”. Dans les faits, chacun le voit : allongement des carrières, réduction des bonifications et durcissement des règles rendent le départ anticipé de plus en plus incertain.
Un métier qui use plus vite que les textes ne le reconnaissent
Nuits, week-ends, astreintes, interventions lourdes, exposition répétée aux violences et aux drames : le corps et le mental sont éprouvés bien avant l’âge “légal” de départ à la retraite.
Un droit au départ anticipé qui s’éloigne
- bonifications rognées ou vidées de leur portée réelle ;
- durée de cotisation allongée pour tous ;
- âge de départ repoussé alors que les conditions d’exercice se durcissent.
Repousser l’âge de départ, c’est exposer les policiers les plus usés à une fin de carrière dégradée, alors que la pénibilité du métier devrait garantir l’inverse.
Nos revendications
- un véritable droit au départ anticipé, effectif et accessible ;
- reconnaissance pleine de la pénibilité et du risque ;
- fins de carrière aménagées ;
- une pension digne, pas un minimum de survie.
Pour tous les agents : salaires, emplois, droits, service public
- Augmentation générale des salaires et rattrapage du point d’indice ;
- Arrêt des suppressions de postes et créations d’emplois à la hauteur des besoins ;
- Carrières revalorisées et fin des blocages artificiels ;
- Abrogation de la contre-réforme des retraites ;
- Protection sociale renforcée : santé, action sociale, logement, restauration ;
- Un ministère au service de la population, pas des seules contraintes comptables.
Se compter, se faire entendre, peser
Le 2 décembre doit être un moment fort pour montrer que celles et ceux qui font vivre le ministère refusent l’austérité et la dégradation de leurs droits.
Retrouvez les points de rassemblement, manifestations et actions près de chez vous sur la carte nationale des mobilisations :
📍 Voir la carte des mobilisations CGT
Mise à jour en continu par la CGT.
Nous refusons que notre avenir, nos retraites, nos salaires et le service public soient sacrifiés sur l’autel de l’austérité. Le 2 décembre, il s’agit de se faire entendre clairement.
faisons entendre la voix des agents du ministère de l’Intérieur.
toutes et tous mobilisés.