Le Rassemblement National (RN) s’attaque à la justice et s’assied sur la démocratie
Après la condamnation de Marine Le Pen, le Rassemblement National s’attaque à la justice. Quand une élue de premier plan est reconnue coupable de vol d’argent public, ce n’est pas une dérive : c’est un sursaut démocratique. C’est la loi qui s’applique à toutes et tous, enfin.
Dans une démocratie, les décisions de justice s’imposent à toutes et tous. Elles peuvent être contestées dans le cadre prévu par la loi, mais jamais attaquées, ni tournées en dérision, ni renversées par la rue ou l’intimidation politique. C’est exactement ce que l’extrême droite tente de renverser aujourd’hui.
La CGT Intérieur alerte sur la gravité des attaques du Rassemblement National à l’encontre de l’institution judiciaire, et réaffirme son attachement indéfectible aux principes républicains.
Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics. Une décision claire, motivée, rendue dans le respect du droit. Et pourtant, le RN crie au complot, accuse les juges, et organise une manifestation place Vauban pour contester publiquement une décision de justice.
Ce n’est pas une simple protestation. C’est une tentative d’intimidation. Une mise en cause directe de l’autorité judiciaire. Une attaque contre la démocratie.
Et nous, agent·es du ministère de l’Intérieur, savons ce que cela signifie : quand la justice est attaquée, la démocratie recule, et la paix sociale vacille.
Nous trouvons profondément déplorable que la police soit contrainte de protéger une magistrate pour avoir simplement rendu une décision de justice, au nom du peuple français, dans le cadre de la loi. Ce fait, à lui seul, dit tout de la violence symbolique et politique exercée contre l’autorité judiciaire.
Ce qui est visé, ce ne sont pas des individus, ce sont des institutions. Car la police et la justice sont deux piliers d’un même édifice républicain. Quand l’une est attaquée, c’est tout l’État de droit qui vacille.
Oui, la justice est imparfaite. Oui, elle est parfois lente et inégalitaire. Mais quand une élue de premier plan est reconnue coupable de vol d’argent public, ce n’est pas une dérive : c’est un sursaut. C’est la loi qui s’applique à toutes et tous, enfin.
La CGT Intérieur affirme son soutien total aux magistrat·es, greffier·es, personnels de justice, et à toutes celles et ceux qui tiennent bon face aux pressions politiques.
Nous refusons l’inversion des rôles où les fraudeurs se présentent en victimes, où ceux qui attaquent les libertés se déguisent en défenseurs du peuple.
Nous le redisons avec clarté : Police, justice, libertés publiques ne peuvent être dissociées.
Nous ne laisserons pas l’extrême droite les opposer pour mieux les briser.
Quand la justice condamne une élue pour avoir détourné l’argent public, nous n’appelons pas ça un scandale. Nous appelons ça la démocratie.